Fondateur

Abrégé de la vie du Père fondateur Léon Jean Dehon

Léon Dehon est né à la Capelle en France, le 14 mars 1843, comme deuxième et dernier fils Alexandre et  Stéphanie Dehon, propriétaire terriens. Il fait ses études secondaires au Lycée Hazebrouck ci obtient son baccalauréat en 1859.

Devant le refus de son père de son entrée au Séminaire, il s’inscrit à la faculté de droit à Paris. Il est reçu docteur en droit en 1864 et après un voyage au Moyen-Orient, il entre au Séminaire Français de Rome en octobre 1865. En 1868, il est ordonné prêtre, mais, il continue ses études jusqu’en 1871 où il sera couronné de trois doctorats (en philosophie, en théologie et en droit canon).

Rentré dans son diocèse à Soissons en novembre 1871, il est nommé 7e vicaire à Saint Quentin. Il est frappé par la misère des ouvriers de la fileterie de la ville et de la vitesse à laquelle l’Eglise se vide. Il oriente sa pastorale vers le social et s’occupe autant des enfants, des jeunes, des adultes, des ouvriers comme des bourgeois. Il pense que l’Eglise de son temps est en retard sur l’évolution sociale, raison pour laquelle, elle est impassible au problème des ouvriers. Il veut guérir la fracture sociale, car deux classes s’affrontaient- les bourgeois et les ouvriers -, en les réconciliant avec l’Eglise que les ouvriers trouvent aussi responsable de leur sort.

Il fonde en 1878, la congrégation des oblats du Sacré-Cœur de Jésus qui deviendra les Prêtres du Sacré-Cœur de Jésus, pour donner à l’Eglise un nouveau type de prêtres qui sont des prophètes de l’amour et des serviteurs de la réconciliation. L’œuvre du Père Dehon a rapidement traversé les frontières de la France. A la dernière décennie du XIXe siècle, les Dehoniens sont présents en Belgique, en Allemagne, au Luxembourg, au Pays-Bas, à Rome, au Brésil du nord et au Congo Belge.

L’encyclique Rerum Novarum de Léon XIII donne au Père Dehon beaucoup d’impulsions pour son engagement social. En 1893, il est à la tête d’un comité du diocèse de Soissons qui rédige un ouvrage qui parait en août 1894 sous le titre de Manuel Social Chrétien. Il rédige lui-même la seconde partie qui sera publiée en juillet (1895) En 1894, il milite déjà au mouvement de la deuxième “démocratie Chrétienne. Dès lors, il commence à publier beaucoup d’articles dans la revue La Démocratie chrétienne dirigée par l’Abbé Six ci dans La Chronique du Sud-est. De même, il dirige les conférences sur le même sujet (démocratie chrétienne) et son propre journal, Le Règne du Cœur de Jésus fondé en 1889. Il publie le catéchisme Social en 1898 et en 1900, Rénovation -Sociale Chrétienne.

La politique anticléricale en France au début du siècle amène à la fameuse loi de Waldeck-Rousseau volée le premier- juillet 1901. Cette loi vise la proscription des Congrégations religieuses en France. Combes, successeur de Waldeck-Rousseau au ministère de l’intérieur et de culte, commence l’application de celle loi dès 1902. Beaucoup de Congrégations sont démises de leurs biens

En avril 1903. Léon Dehon s’exile en Belgique et déporte la Maison Mère  la Congrégation de Saint Quentin à Bruxelles. Il passera le reste de sa vie à diriger sa Congrégation ci à voyager dans ses communautés. Il meurt à Bruxelles, le 12 Août 1925 à l’âge de 82 ans avec la joie que sa Congrégation est présente dans cinq continents.